Combattre les canicules avec des arbres

Les périodes sèches et très chaudes se répètent depuis plusieurs  années. D’après les climatologues le  phénomène devrait s’empirer. Or il est possible d’atténuer les aléas météorologiques en plantant des arbres de toutes sortes.

Toutes les contrées ne sont pas  logées aux mêmes aléas climatiques. Durant la canicule,  le thermomètre d’une voiture affichait des écarts de température de plus ou moins  4°C. Le plus frais  étant dans les zones boisées et inversement les plaines dénudées d’arbres affichaient des températures supérieures. Le phénomène est identique  en ville, lorsqu’une avenue est plantée d’arbres (et pas seulement d’arbrisseaux), les températures sont inférieures aux rues désertifiées de végétation. Si les arbres réduisent  la chaleur en été, ils atténuent aussi les effets du  froid en hiver. L’arbre est un merveilleux isolant naturel.

 

Feuilles et racines « arbor non grata »
Une population hostile  accuse les arbres en automne de souiller l’asphalte entrainant un entretient coûteux (ramassage des feuilles, élagage…) sans compter les sournoises racines  qui endommagent les canalisations, chaussées, fondations, édifices. Dans une société macadamisée, l’arbre n’est pas la bienvenue  « arbor non grata ».

Une futée en ville, un poumon pour la vie
Hambourg (Allemagne) est une ville boisée d’immenses arbres. La forêt est en ville et non  l’inverse. En France aussi, la plantation d’arbres urbains se développe car ils améliorent la qualité de l’air que l’on respire par temps de canicule, favorisent la biodiversité,  produisent de l’oxygène, stockent le carbone, captent des polluants, parfument les mauvaises odeurs, filtrent les bruits de 30 à 40%, apportent de l’ombre en été, embellissent les barres d’immeubles, les places bitumées,   régulent les températures grâce à l’évaporation d’eau qui  rafraichit l’atmosphère jusqu’à 4°C. 

Le bon arbre au bon endroit  
Les arbres d’alignements bordent les rues et les avenues en ville comme à la campagne, il est dommage de n’utiliser qu’une seule espèce alors qu’il est possible de diversifier les arbres afin de créer de la biodiversité. De plus, une seule essence peut être désastreuse lorsqu’une épidémie ou des parasites inféodés  s’y attaquent comme par exemple la mineuse des marronniers. L’arbre est un écosystème qui permet d’accueillir toutes sortes d’oiseaux (passereaux, rapaces…)  et de petits mammifères  capables de lutter efficacement contre les nuisibles (rats, chenilles, pucerons, pyrale, rongeurs, mouches…). Les arbres fruitiers peuvent aussi trouver une très belle place dans les parcs et jardins.  Néanmoins, mieux vaut évitez de planter des arbres qui entrainent une production allergène comme par exemple le bouleau.

Faut-il abattre les arbres âgés ?
Un jeune arbre ne remplace pas un vieil arbre riche en cavités naturelles qui servent d’abris pour la nidification des oiseaux. Les parties mortes offrent de la nourriture pour de nombreux insectes. Bien entendu, un arbre malade dangereux pour la sécurité doit être remplacé.  Certains peuvent  être conservés par des élagages réguliers.  Sachez qu’un arbre mort donne la vie aux autres espèces.
 
« L’arbre est la colonne vertébrale du paysage rural et la béquille thérapeutique urbaine »

   

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