Transfert de conifères

Autrefois en janvier, dans les jardins on se reposait car le sol était gelé et parfois recouvert de neige. Aujourd’hui, au cœur de l’hiver calendaire, on s’affère à transplanter des conifères.

Actuellement à la télé, de nombreux reportages fleurissent à propos de dame nature qui revêt ses couleurs de printemps. Je suis une nouvelle fois très intrigué par notre environnement plus vert qu’au cœur de l’été lorsque la végétation grillait, brunissait sous l’effet de la canicule et de la sécheresse. En ce mois de janvier, il serait préférable d’avoir du blanc partout pour calmer une poussée de sève. Une sève brute montante qui continue à puiser par les racines et circuler par les vaisseaux vers les bourgeons et parfois les feuilles. C’est le cas des rosiers qui l’élaborent pour la renvoyer vers les racines. Bref les plantes ne se reposent pas cet hiver (pour l’instant).

Que faire en janvier ?
Ce matin, avant de rédiger les conseils pour les semaines à venir, je me suis posé la question. Que dire en ce mois de janvier sous notre climat quasi méditerranéen (non tropical). Faut-il tailler les oliviers, pommiers, rosiers, clématites, lauriers roses etc. ? J’opterais pour laisser le sécateur au râtelier et attendre le mois de mars pour se mettre en mémoire le bon dicton de plus en plus réel: « Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mar (s) ». Or comme il fait doux et pluvieux puisque nous sommes face au râtelier aux outils de jardin, c’est le bon moment de sortir la bêche, non pas pour retourner ou labourer le potager mais pour réaliser des plantations et transplantations, c’est-à-dire arracher des conifères, des arbres mal placés, trop serrés qui mériteraient de reprendre de l’aisance.

Les conifères qui valent le transfert ?
Il est presqu’impossible de déménager un conifère planté depuis plus 5 ans sauf s’il s’agit d’un arbre nain à pousse lente ou d’un spécimen poussif qui ne se plait pas dans son sol. Les grands conifères faciles à transplanter ont été plantés avec une motte grillagée. Ce sont des beaux modèles proposés chez les pépiniéristes locaux qui cultivent leurs arbres en pleine terre. Les conifères anciennement élevés en container (pot) peuvent aussi être transplantés à condition qu’ils ne soient pas trop âgés avec un fort développement.

Comment faire le transfert ?
1) Creusez une tranchée à 40 cm du tronc et autant en profondeur pour un conifère qui ne dépasse pas 2 mètres de hauteur. Plus grand, l’ouverture de la fosse doit-être au-delà de 50 cm ce qui implique une motte de plus 100 kg exigeant du matériel adapté (mini-pelle).
2) Avec une bonne bêche, coupez le maximum de racines pivotantes sous l’axe du conifère. Prenez votre temps. N’essayez pas de déraciner l’arbre trop tôt vous risquez de briser la motte.
3) Balancez le conifère comme un culbuto pour l’extraire avec le maximum de radicelles.
4) Transplantez l’arbre avec une motte complète jusqu’à son nouveau trou de plantation en prenant soin de lui apporter une bonne terre enrichie avec du compost et du terreau. Un amarrage est indispensable pour lutter contre le vent, le pire ennemi d’une bonne reprise !
Les transplantations sont possibles jusqu’en mars.

 

   

Copyright 2010 imageVerte - hubertlejardinier.com