Les fleurs sauvages se domestiquent aussi

Les fleurs indigènes bien de chez-nous améliorent la structure du sol, alimentent en graines les oiseaux, attirent un nombre incalculable d’insectes utiles aux autres plantes. Elles participent à la biodiversité nécessaire d’un jardin. Toutefois, il faut savoir les contenir pour mieux les apprécier.

 

Elles font l’admiration des bords de route, des fossés, au bord d’une rivière, à l’orée d’un bois, suspendues dans un rocher…Les herbes et fleurs sauvages savent s’y faire pour s’implanter parmi une flore parfois  perturbée. Leurs présences  révèlent la nature du sol et l’ambiance qui y règne. Malheureusement, nos indigènes  se font parfois grignotées par des herbes dites « invasives » importées bêtement  (croyant bien faire) qui occupent  une nature n’aimant pas le vide. La  renouée du Japon et l’ambroisie font partie des plantes envahissantes.  Mais avant leurs destructions commencez par respecter les plantes bien de chez nous.  Voici deux fleurs sauvages salutaires faciles à domestiquer dans un jardin.

 

La chélidoine, herbe à verrue


Chelidonium majus
La grande chélidoine est  associée à l’habitat, un bon indicateur d’un  sol calcaire riche en azote. Où pousse la chélidoine la terre est fertile ! Plus connue sous les noms de «Herbe à verrue » ou « Herbe à hirondelle », elle fait partie de la  famille des papavéracées comme les coquelicots. Son rhizome pivotant mesure plus de 50 cm, il décompacte le sous-sol pour aider les autres plantes à puiser l’humidité en profondeur.
- Herbe à verrue car le suc (latex) jaune orangé qui s’écoule lorsqu’on casse une tige est caustique comme celui des euphorbes.  Le suc brûle les verrues.
- Herbe à hirondelle car son nom chélidoine vient du grec chelidon qui signifie « hirondelle » en référence aux hirondelles qui reviennent au printemps lorsque ses fleurs jaunes s’épanouissent et inversement, elles annoncent le départ des hirondelles lorsque la plante fane.

Les fourmis sèment les graines
La reproduction de la chélidoine est par graines à partir de la fin mai lorsque les siliques (gousses)  s’ouvrent. Les fourmis  attirées par l’odeur, transportent les graines entre leurs mandibules pour les glisser entre les pierres. D’où sa présence dans les remblais et les décombres.

La chélidoine protège les autres plantes
Son suc contient des alcaloïdes toxiques empêchant les herbivores de la brouter et par conséquent indirectement protège les autres plantes. Dans un jardin, la chélidoine est supportable pourvu qu’elle n’envahisse pas tous les massifs. L’arrachage est facile avec des gants, car la sève jaunit la peau, un colorant difficile à retirer.

 

Le geranium Herbe-à-Robert


Geranium robertianum
Plus connu sous le nom de « Bec de grue » faisant référence à la forme des fruits ayant l’aspect d’un bec de grue. Ses petites fleurs roses  possèdent 5 pétales comme celles du pélargonium peltatum appelé communément géranium lierre ou géranium des balcons.

Herbe à robert pousse partout
Dans nos jardins, elle tapisse les sols riches en azote, frais ou secs. Les feuilles froissées dégagent  une forte odeur âcre. Cette plante annuelle  meurt une fois qu’elle a fourni ses graines qui germent au printemps suivant. L’herbe à robert s’avère magique pour occuper les espaces libres afin d’empêcher d’autres plantes indésirables d’investir le terrain. L’exemple d’une allée  gravillonnée non désherbée est très rapidement envahi par la végétation. Or si dans le secteur l’herbe à Robert est présente, elle occupera l’allée grâce à l’expulsion de ses graines Il vous sera très facile de le supprimer par un simple arrachage car ses racines sont superficielles.

Le géranium Herbe à Robert soigne les petits bobos.
Ses feuilles riches en tanin sont astringentes, elles calment le feu des aphtes. Ses feuilles froissées éloignent les moustiques et calment la douleur des piqûres

   

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