Le premier janvier, embrassez-vous sous une branche de gui car il symbolise la  prospérité et l’immortalité … Il en est pas de même lorsqu’il envahit nos vergers !

Suivant les régions, le gui (viscum album) porte les  noms  de Verquet, Vert de pommier, Gillon,  Bois de la Sainte Croix. Blondeau, Bouchon…. Seules les pieds femelles portent les baies blanches regroupées par trois. Ses fleurs sont petites et verdâtres. Les baies  contiennent une substance liquide visqueuse et une petite boule blanche. Cette pulpe solide contient une seule graine. Elle est tellement solide et visqueuse, qu'on ne peut pas en extraire la graine. La graine peut germer sans passer par le tube digestif  d'une grive. La germination débute au printemps jusqu'en automne dans l’humidité, elle ne supporte pas la sécheresse. C’est pour cette raison que le gui est principalement présent dans les zones humides (vallées, près des cours d’eau, étangs, marais, lacs…). Dès sa formation, la jeune plantule enfonce dans l’écorce ses racines transformées en suçoirs.

Ce sont les grives (draines) et (litornes) qui propagent les graines dans leurs fientes au moment de leur migration du mois de mars. La dispersion locale se fait aussi par d’autres oiseaux comme le merle ou la fauvette à tête noire.

 

Ou trouver du gui ?    

Le gui prospère surtout sur les pommiers, peupliers, trembles, aubépines, saules, robiniers, tilleuls... rarement sur les poiriers, noisetiers, frênes, cerisiers... plus rarement sur les noyers, chênes, ormes… Jamais sur les hêtres, platanes, châtaigniers...

Les forestiers et les arboriculteurs considèrent le  gui comme un parasite car son invasion  provoque l'affaiblissement des arbres. Un arbre couvert de boule de gui casse plus facilement au vent.

 

Gui porte bonheur  

Le gui était pour les Gaulois le symbole de l'immortalité. Il était sacré et vénéré chez les druides qui, une fois par an, vêtus de blanc, coupaient avec une serpe d'or pour accomplir une fête solennelle. En Bretagne, on accroche une branche de gui issu d’un pommier au-dessus de la porte des auberges et il est d'usage de le changer à chaque tonneau de cidre nouvellement mis en perce. Si le cidre est nouveau, on met une pomme au milieu du gui.

 

Bon à savoir
- Les fruits du gui fermentés et cuits donnent une colle fine et très adhésive qui servait autrefois de glu (glu des oiseleurs).
- le gui est un hémiparasite, un parasite végétal possédant de la chlorophylle et prélevant chez l'hôte de l'eau et des sels minéraux dissous.
- Le gui renferme des substances toxiques (des glucosides) qui peuvent provoquer en cas d'ingestion des fruits des troubles digestifs, et même des troubles cardiaques si le nombre de baies ingérées dépasse la dizaine.
- Une boule de gui peut vivre 30 ans
- Pour éliminer le gui, il faut couper les jeunes branches atteintes.
- Une boule de gui n’est pas sous l’influence du « Géotropisme » (orientation d’un organe vers la terre sous l’apesanteur) la touffe se développe aussi bien par le bas que par le haut.
- Après la première guerre mondiale, la Normandie (pays des pommiers) exportait des centaines de tonnes de boules de gui vers l’Angleterre
- Le gui du sapin (Viscum album abietis) et le gui du pin (viscum album pini) sont d’autres variétés de gui.