Le vent s'essouffle avec des arbres

Une haie « brise-vent » réduit l'effet « coup de bélier » d'une tempête au profit d'une végétation dense et diverse autour des habitations et bâtiments.

Contre vents et marrées, il faut planter, toujours planter, planter sans compter des arbres, arbustes. Les végétaux de toutes tailles aux différentes essences filtrent et adoucissent le déferlement d'une tempête. Arbres couchés, déracinés, branches brisées...nos anges gardiens payent de leur vie pour nous mettre à l'abri du vent, du froid ou d'une caniculaire. « Il est plus rapide de couper un arbre que de le faire pousser ». (Parole d'un sage).

 

Bouts-filtres à intempéries

Les palplanches en béton ne luttent pas contre la vitesse du vent, bien au contraire. Ils ont un effet pervers en coupant le souffle dans la partie basse pour passer au-dessus et rejoindre le flux de la strate supérieure. Les deux courants rassemblés redoublent de vitesse en provoquant un tourbillon derrière la forteresse. En revanches, des filets ou des panneaux en bois ajourés (plus fragiles) freinent le vent mais sans le bloquer. Dans un jardin, une propriété, un village, il serait judicieux de conserver les haies indigènes aux essences locales ou à défaut de replanter des arbres et arbrisseaux bouts-filtres à intempéries.

 

Haie vive anti-souffle

Une haie homogène du haut en bas de plusieurs essences de 5 mètres de haut protège une bordure de 25 mètres  (5 fois sa hauteur). Une haie libre de cyprès est efficace en association avec des saules ou/et des bambous. D'autre part, il ne faut jamais « nettoyer » une haie brise-vent dans la partie basse car on perd de son efficacité. Une haie dégarnie engouffre le vent en-dessous. Les ronces, sureau, noisetiers, charmilles sont éperdument utiles pour tapisser une haie bocagère « brise-vent ». Les turbulences derrière la haie sont réduites de jusqu'à 30 fois la hauteur des arbres.

 

Les bons comptes font les bons amis

Un vent de 50 km/h qui passe à travers une haie brise-vent de 10 m de haut tombe à 15km/h sur 30 m et 25km/h sur 60 mètres. Un deuxième brise-vent planté à 60 m du précédent réduit cette fois-ci sa vitesse à 10km/h. De 50km/h on passe à 10km/h. Ce qui représente 50 à 75 % de réduction du vent.

 

Trois rangées contre le vent

Des bâtiments isolés, serres, tunnels, habitations... peuvent être protégés contre les tempêtes selon le principe des 3 rangées d'arbres espacées de 3 mètres, une technique utilisée au Canada.

La première rangée sont des arbres à croissance rapide (peupliers d’Italie...) associée avec des arbres à croissances plus lentes (frênes, érables, tilleuls, chênes...) . L'espace entre les arbres est de 2 mètres.

La deuxième rangée est composée d'arbres à feuillage persistant et conifères (cèdres, cyprès...). Les pins sont à éviter car ils se dégarnissent à la base par manque de lumière, préférez les réserver au premier plant.

La dernière rangée est vive. Elle est multiple selon vos goûts, libre à vous de planter des arbustes à feuillage persistant, à floraison printanière, estivale ou automnale sans oublier les arbres et arbustes qui fournissent des baies. Quelques arbres fruitiers sont intégrés au premier plant.

 

Quelles espèces choisir ?

Le choix dépend de la fonction principale de la haie (protéger un bâtiment, un jardin, un village, un lotissement, une route… ). Pour obtenir une haie se développant vigoureusement, il faut prendre en compte le climat et le type de sol.

 

Petits arbustes : troène commun, noisetier, viorne flexible,  viorne obier, genévrier commun,  cornouiller mâle, bambou… ainsi que tous les arbustes à fleurs.

Moyen : prunellier, sureau noir, aubépine, alisier blanc, aulne blanc, houx, saule blanc, sorbier des oiseleurs, érable champêtre, charme, buis commun, bambou…

Grand : bouleau commun, robinier, merisier, érable plane, aulne glutineux, châtaignier, frêne commun, pin sylvestre, cyprès, chêne pédonculé, bambou…

 
 

 

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