Lutter contre les maladies des tomates

   

Après un mois de juin propice au bon développement des tomates, il faut maintenant se méfier des maladies pouvant en quelques jours détruire une récolte très prometteuse.

Mildiou :
La principale maladie est le mildiou, un champignon se propageant lorsque les températures sont comprises entre 17 et 20°C. Symptômes : les feuilles sont recouvertes de taches huileuses jaunes puis brunes. Les tiges noircissent et les tomates pourrissent. Que faire ? Dès l’apparition des premières taches, coupez les feuilles atteintes et retirez celles qui touchent le sol. Utilisez un sac poubelle pour évacuer les feuilles malades afin que les spores ne se dispersent pas sur les autres pieds.

Faites en sorte de supprimer les feuilles qui sont en contact avec les pieds voisins. S’il s’agit d’une culture extérieure, couvrez les tomates avec une toiture de telle manière qu’il ne pleuve plus sur le feuillage. Dans une serre ou un tunnel, le mildiou est très rare car les feuilles sont sèches et les températures plus clémentes. Vous pouvez enrayer la propagation du champignon en faisant monter la température à 38°C pendant 4 heures. Le purin de prêle (riche en silice) agit aussi en prévention contre le mildiou. Si le mildiou se développe surtout en milieu acide, des pulvérisations au bicarbonate de soude (alcalin) neutralisent l’acidité et empêchent son développement. La dose est de 5g par litre d’eau + une cuillère à soupe de savon noir comme mouillant.

 

 

Alternariose:
Des taches noires circulaires sont présentes sur les feuilles et les fruits sont marqués avec des taches noires grosses comme une pièce de 2 euros. La lutte est identique à celle du mildiou.

Pied noir
Au pied et sur la tige, un chancre brun humide se développe avec des points noirs. Le pied de tomates arrête brutalement de pousser et succombe rapidement. En prévention, allégez et évitez les engrais riches en azote et préférez des apports organiques (terreau, compost...) ainsi que des engrais riches en oligo-éléments adaptés aux tomates.

Nécrose apicale « cul noir »
L’extrémité du fruit est noire. Les variétés allongées comme l’Andine sont plus sensibles. Le « cul noir » (Blossomend rot) n’est pas une maladie, il s'agit d'un stress hydrique causé par un manque puis un excès d’eau. Arrosez régulièrement les tomates.

Chancre bactérien
Les feuilles du bas commencent à flétrir avec un dessèchement partiel. Les tiges sont couvertes de pustules. Les fruits restent petits et couverts de petites taches blanches qui brunissent avec un cercle jaune comme un œil d’oiseau. Un apport d’engrais riche en azote, un manque de lumière et des arrosages en pulvérisation sur les feuilles favorisent le pied noir.

Verticiliose
Les feuilles ramollissent et prennent un aspect mat. L’excès d’azote favorise son développement. Le champignon peut séjourner 5 ans dans la même parcelle. Respectez les rotations de culture. Apportez un engrais organique approprié. Enfouissez des orties au pied à la plantation.

Cladosporiose (moisissure olive)
La face supérieure de la feuille est maculée de taches nécrosées de couleur jaune. Sur la face inférieure, présence d’une moisissure (feutrage) blanc-verdâtre. Cette maladie se développe principalement sous serre ou tunnel mal aéré. Aérez nuit et jour la serre ou le tunnel et posez une toile d’ombrage.

Oïdium
Au printemps, les feuilles se couvrent d’un feutrage blanc (poudre blanche) au printemps et en fin d’été.
En prévention, pulvérisez une décoction de prêle ou, comme pour le mildiou, du bicarbonate de soude à raison de 5 g au litre additionné d’une cuillère à soupe de savon noir.

 

Pourriture grise
Une pourriture molle s’installe sur les fruits avec des moisissures grises. Ce champignon (Botrytis cinerea) se développe par temps humide mais surtout à la suite des impacts de grêle (orage) ou des piqûres d’insectes. Retirez les fruits endommagés et mettre les pieds de tomates sous un abri.

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