Météo / le bilan de 2006

Souvenez-vous… cette année l’hiver avait monté sur les plates-bandes du printemps, la canicule a sévi au mois de juillet, la pluie arrosa le mois d’août et l’automne fut digne  d’un été

Lorsqu’il gèle très tard et que les arbres ne sont pas en fleurs, on peut espérer (en principe)  une belle production de fruits. Ce fut le cas presque partout !  Si je reprends mes notes, à partir du mois de mai,  la saison est presque normal : les fruits se nouent, ils sont parfois trop nombreux. La règle d’or est de les éclaircir pour soulager les branches lorsqu’ils prendront du poids au mois de juillet.

Cerises

 

Les fleurs des cerises sont nombreuses et puis voila que le satané dicton refait son apparition « S’il pleut à la St Georges,  les cerises lui restent dans la gorge !  «  (23 avril) Il a plu pendant cette période… la récolte fut mi figue mi raisin. A cela le temps tourne à l’orage lorsqu’elles mûrissent et ce sont les cerises qui tournent sous l’humidité.

Trois corbeaux terminent la récolte malgré l’arsenal de CD qui s’entrechoquent. .Tête de chat, hareng séché, peau de lapin… rien y fait les étourneaux sont aussi de la partie. Il y avait bien les Napoléons, un cœur jaune qui semblait promettre mais c’est sans compter sur le pire ennemi de la cerise : la mouche ! Ce petit insecte qui vole de fin mai à début juillet (les cerises hâtives ne sont jamais véreuses). La femelle pond sur les cerises rougissantes ou jaunissantes. Un asticot par cerise, de quoi m’inonder de lettres  au journal. « On a tout essayé les insecticides, les produits naturels, les pièges à phéromone, les prières à saint Fiacre…mais rien n’y fait ! »  A y regarder de plus près il manque le principal prédateur de la mouche : l’hirondelle ! C’est elle qui survole les cerisiers et capture les mouches adultes. Passons…

 

Les tomates

Sans vouloir être un rabat-joie mais  je vous avais conseillé le jeudi 8 juin dans le journal d’abriter les pieds de tomate  afin de les  préserver de la pluie (souvenez-vous du mois d’août). L’humidité + la chaleur = mildiou. Avez-vous abrité vos tomates ? Moi oui ! J’ai mangé des tomates jusqu’au mois de novembre (un record). J’avais aussi paillé les pieds au mois de juillet pendant la canicule, une règle d’or pour faire des économies d’eau et éviter le désherbage.

 

La canicule

Au mois de juillet, la canicule sévit et frappe les fruits les plus fragiles, à noter que ce sont les fruits de couleur rouge qui  prennent le coup de soleil. Les taches sont  invisibles au début puis franchement marquées par la suite. Les roses rouges aussi grillent lorsqu’elles sont exposées le long d’un mur en plein soleil (pensez-y au moment des plantations).

Août la pluie, il en fallait

Même si la nappe phréatique ne s’est  pas rechargée, la pluie du mois d’août a eu au moins le mérite d’alimenter en eau les végétaux assoiffés. Les fruits aussi se sont gorgés d’eau. C’est bon pour la pomme, mauvais pour la tomate (non abritée) 

L’arrière saison

En septembre l’été revient les hirondelles aussi. On aurait pu faire mentir le dicton « Qui sème ses haricots à la saint Didier en récoltera de pleins paniers » (23 mai). Cette année, on aurait pu semer des haricots verts à la mi-août et les récolter au 15 octobre (j’y perds mon  latin).