Cultiver son jardin sans engrais chimique…c’est possible ! Mais cultiver son jardin sans le nourrir… c’est l’épuiser ! Voici quelques méthodes naturelles pour donner à manger à votre sol
Si la terre est notre garde-manger à force de tirer dessus, les rendements diminuent d’année en année pour devenir inculte. C’est la raison pour laquelle il faut sans cesse engraisser notre sol pour que les plantes continuent à pousser. Des légumes, des plantes ornementales, des arbres et arbustes sous alimentés sont beaucoup plus fragiles. Certaines plantes ne résisteront pas aux hivers, d’autres aux périodes de sécheresses. Elles seront plus sensibles aux attaques d’insectes car elles n’auront pas de défenses. Mais attention, nourrir ou fertiliser ne veut pas dire suralimenter, les excès aussi sont encore plus néfastes. Un surdosage d’engrais peut entraîner la perte définitive d’une plante. Alors soyons parcimonieux et un peu calculateur…
Tester votre terre
Avant d’enrichir la terre de votre jardin, il est judicieux d’en connaître sa nature. Est-elle acide ou calcaire ? Une terre est acide lorsque le pH* est inférieur à 7, neutre le pH est égal à 7, calcaire le pH dépasse 7. En règle générale, les fleurs et les légumes poussent avec un pH légèrement inférieur à 7. Mais certaines plantes exigent un pH inférieur à 6. Ce sont les plantes acidophiles (ne supportent pas le calcaire). Dans cette catégorie on trouve les plantes dites de « terre de bruyères » (rhododendrons, azalées, bruyères…). Si votre terre est naturellement calcaire, vous devez envisager l’apport de terre de bruyère pour planter ce genre de plantes. Les légumes ne supportent pas un sol trop acide car il a le défaut d’accentuer maladies et pourritures. Un gazon dont le pH est inférieur 6,5 sera envahi par la mousse.
La bonne recette du purin d’ortie
Il faut 1 kg de feuilles fraîches ou 200 g de feuilles sèches dans 10 litres d'eau de pluie. Laissez fermenter pendant 2 semaines (avec la chaleur, 10 jours suffisent). Pour des raisons de commodité enfermez les feuilles dans un sac en jute comme une infusion.
Les bonnes doses
Consoude
Riche en azote et potasse, en purin elle s’utilise comme le nitrate de potasse. (la recette est la même que le purin d’ortie). Elle favorise la croissance et la floraison des plantes. Les feuilles de consoude s’utilise en paillis aux pieds des petits fruits (groseilliers, framboisiers, cassissiers).
Les bonnes doses
:.
Prèle
Plante primitive, elle croît (en principe) dans des endroits humides, une terre lourde, acide et sablonneuse. Bizarrement, la prèle devient envahissante lorsqu’on utilise des désherbants car ils font l’effet inverse. Où rien ne pousse, la prèle prolifère… Observez les endroits extrêmement désherbés comme les abords de cultures, clôtures, lignes de chemin de fer etc. La prèle y est présente comme le liseron. La nature n’aime pas le vide !
Vertus
Si la prèle est prolifique, elle possède de nombreuses propriétés Riche en silice, une décoction de prèle lutte contre l’oïdium des courges, les pourritures grises (tulipe, laitues, pivoines), les rouilles (rosier, géranium, rose trémière, œillet de poète, haricot, ail, oignon, poireau, framboisier, arbres fruitiers…), la sclérotiniose (chicorées frisées et scaroles, dahlia, chrysanthème, choux, haricot, pois…)
Décoction de prêle.- Arrachez les plantes complètes (racines et tiges). Laissez-les sécher dans un cageot à l'ombre. Une fois déshydratée, gardez les prêles au sec dans un sac ajouré.
Utilisez 15 à 20 grammes de prêle séchée dans un litre d'eau et faites-la bouillir pendant 20 mn. Laissez refroidir et filtrez... Ajoutez 5 litres d'eau, votre solution est prête à l'emploi.