Comment naissent les nouvelles roses

Il faut un papa et une maman, une union sacrée entre deux rosiers avec des critères positifs. Ils sont choisis par un obtenteur, créateur et entremetteur de roses.

Le pied mère (la maman) est sélectionnée selon sa vigueur, sa résistance aux maladies et aux aléas climatiques. Le pied père (le papa) détermine la couleur, le parfum et la forme de la future rose.


L'obtenteur insémine les roses

Le créateur prélève le pollen d'une rose « pied père » à l'aide d'un pinceau qu'il dépose sur le pistil de la rose « pied mère » dans le but d'une fécondation choisie. Cependant cette même rose est capable de se reproduire seule, il faut alors que l’obtenteur entremetteur retire les étamines (organes mâles porteur de pollen) pour empêcher l'autofécondation de la rose.


Les cynorhodons fruit d'un amour croisé

Une fois fécondée, dame rose dépose ses pétales et prend de l’embonpoint sous la forme de cynorhodons appelés aussi « poils à gratter », ils sont remplis de petites graines grosses comme la tête d'une épingle. Après une gestation de plusieurs mois, les graines sont prélevées en automne et passent l'hiver dans une chambre froide ou plus simplement dans un local non chauffé jusqu'au printemps pour être stratifié.


Les rosiers se sèment au printemps.

En février-mars, les graines stratifiées sont mises en culture à la chaleur dans une terrine remplie d'un substrat léger. (terreau semis). Quelques graines germent (pas toutes) pour donner une plantule. Repiquée puis rempotés, la plantule devient un petit rosier possédant les critères de ses deux parents. A partir de cette période les enfants sont observés sur leurs résistances au maladies, la forme des roses, la couleur, le parfum, son développement...


Tester et approuver le rosier

Le rosier sélectionné passe par de nombreux testes. Sur 1000 rosiers mis en culture, un seul sera retenu. Quelques rosiers non reçus au premier examen peuvent aller au rattrapage grâce à par un nouveau croisement afin d'obtenir la perle rare. Plus de 99% restant sont abandonnés et détruits.


Mise en culture

Les rosiers qui ont passé la première étape sont mise en culture dans la pépinière d'expérimentation où ils vont être greffés sur des porte-greffes. Là encore, ils sont observés selon les conditions météorologiques (pluie, vent ; sécheresse, gel...). Le dernier teste concerne la résistance aux maladies et parasites. Rien ne doit échapper à l’obtenteur afin d'assurer la reproduction du rosier. Ainsi naissent les nouvelles roses qui orneront les jardins, parcs et terrasses.

Copyright 2010 imageVerte - hubertlejardinier.com