La permaculture,  chacun à sa façon

La permaculture autrement dit la culture permanente est une méthode écologique s’inspirant de la nature dans le but d’une production durable et économique

 

La permaculture autrement dit la culture permanente est une méthode écologique s’inspirant de la nature dans le but d’une production durable et économique
 
Ce mode de culture fait beaucoup couler d’encre. Les magasines spécialisés en font leurs choux gras et sans parler du buzz sur internet à chaque fois qu’un permaculteur  s’exprime dans son jardin couvert de copeaux, paille et morceaux de bois allongés au fond d’une tranchée. C’est quoi la science exacte de la « permaculture » ? Une idéologie ? Une philosophie intellectuelle parisienne ? Ne soyons pas médisant, la permaculture est simplement une culture de « bon sens » avec ses recettes, ses ingrédients, un savoir vivre. Chacun y mets sa sauce. On ne peut pas décréter du jour au lendemain la permaculture au jardin ou ailleurs. Cette technique réclame plusieurs années pour obtenir de bons résultats. Il faut de la patience pour cette nouvelle façon de cultiver  pratiquée depuis la nuit des temps sans le savoir.  

L’éthique de la permaculture 
La philosophie des puristes de la permaculture associe  la pratique à des principes individuels ayant comme objectif de concevoir leur propre environnement dans une société moins dépendante du système industriel et commercial. Une autarcie harmonieuse sans avoir recours au « système »  moderne. 
Chaque terre ne se travaille pas de la même manière selon de multiples critères comme par exemple la nature et la structure du sol, le climat, l’exposition mais aussi selon les besoins locaux. On a pour usage de dire le bon sens paysan, celui qui cultive son pays. Le jardinier prend part à cette théorie. Il n’existe pas une permaculture mais des permacultures à votre façon.   

Quand commence la permaculture ?
Lorsque vous captez l’eau de pluie d’un toit, compostez les déchets organiques, recyclez un vieux tonneau  sous une gouttière, une bassine en zinc trouée comme contenant. Lorsque vous laissez monter  un pied de salade, conservez les graines de tomates (non hybrides), réduisez la surface engazonnée par des fleurs champêtres utiles aux insectes et aux oiseaux. Que votre jardin soit entouré par une haie champêtre, vivante composée d’arbres et arbustes aux fleurs mellifères et petites baies nourricières.  Que vous vous protégiez et préserviez avec des végétaux contre les intempéries et agressions extérieures. Que vous paillez les légumes, fleurs, arbustes, arbres pour conserver l’humidité et empêcher les herbes indésirables de concurrencer les plantes cultivées. Quant aux herbes folles, elles sont cantonnées en lieux sûrs Sans oublier les arbres fruitiers butinés par les abeilles qui offrent les fruits sains bourrés de vitamines. Ne soyons pas égoïste dans notre jardin, pensez aussi à trier tous vos déchets ménagers afin qu’ils ne soient pas enfouis bêtement alors qu’ils auraient pu être recyclés pour une nouvelle vie.

Ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques
On fait avec ce que l’on a sans prélever ailleurs sauf s’il s’agit de déchets recyclés comme par exemple le BRF (bois rameal Fragmenté) des copeaux de bois issus d’élagages. Le paillage est le principal ingrédient pour entreprendre la permaculture. Les carrés de potager s’intègrent très bien dans ce mode de culture. Par expérience, la culture sur butte montée avec des morceaux de bois enfouis expose les plantes cultivées sous les dents des rongeurs qui trouvent gites et couverts. Les campagnols sont très friands de ce genre de culture.

Le plastique… c’est pratique !
Un tunnel en plastique mérite sa place dans un jardin  permaculture. La culture autonome sous abris avance ou recule les récoltes. La couverture en plastique protège les légumes contre les agressions extérieures (orages, grêles, gelées…). La maitrise de l’arrosage évite les attaques des maladies cryptogamiques comme par exemple le dévastateur et terrible mildiou qui détruit les pieds de tomates en moins d’une semaine. Sous abris, la bouillie bordelaise ou tout autre fongicide sont inutiles. Les légumes sont sains et très goûteux.
S’il ne pleut pas sous un tunnel, l’eau de pluie n’est pas perdue car elle alimente  les plantes demandeuses en eau à l’extérieur.

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