Remèdes contre la sécheresse

   

Après un été caniculaire, un automne chaud presque sans eau,  les conséquences de cette période très sèche commence à avoir ses effets sur la végétation.

 

Je ne sais pas si dans le sud de la France, les habitants expatriés du nord souhaitent venir revivre dans leur région d’origine (la notre) pour bénéficier d’une météo plus clémente  mais toujours est-il que le temps est nettement plus sec et souvent plus chaud dans notre région. Or, chez nous, il est souvent annoncé qu’il va pleuvoir  alors qu’il ne pleut pas (ce fût encore le cas dimanche dernier !!!). En revanche, malheureusement des pluies diluviennes et catastrophiques  s’abattaient  autour de la méditerranée. 

Météo des jardins
L’image de notre région (région GRAND-EST) est entachée par le soi-disant « mauvais temps ». N’ayons pas peur de le crier haut et fort que le temps est nettement moins perturbé chez nous. A tel point qu’il faudrait de la pluie (avec douceur) pour éteindre la sécheresse. Cet automne encore est exceptionnellement sec comme les années précédentes. Résultat : de nombreuses plantes sont perturbées et mal dans leur écorce. Si ce temps se poursuit dans les années à venir, il faudrait songer à remplacer nos arbres indigènes par des plantes  habituées à vivre plus au sud (il s’agit d’une hypothèse).

Les arbustes de terre de bruyère grillent
Au printemps dernier, les azalées, rhododendrons et surtout les hortensias étaient d’une beauté rarissime sous une profusion de bouquets de fleurs jusqu’au printemps (à cause de la pluie). Et puis les fleurs s’en sont allées grillées comme du tabac par le soleil. Ces  plantes de terre de bruyère possèdent de toute petites radicelles en surface, il aurait fallu pailler les pieds pour les protéger contre la chaleur et surtout les arroser. Cet automne, coupez les fleurs  et branches grillées par la sécheresse de vos hortensias. Les rhododendrons et azalées brûlés, malheureusement ne repartiront pas.
Un pépiniériste argonnais me confiait qu’il n’envisageait plus  une plantation de plantes de terre de bruyère et autres arbustes sans l’installation d’un arrosage intégré.

 

Les conifères les plus assoiffés
Il suffit de regarder autour de vous pour constater les dégâts d’un été et automne chauds. De nombreux conifères sont totalement brûlés à cause d’une embolie. Ils ne peuvent plus transporter la sève jusqu’aux aiguilles (feuilles) pour les refroidir et meurt très vite par la sécheresse. Ce sont les conifères originaires des régions tempérés (mélèze, cyprès chauve, araucaria, chamaecyparis ou faux cyprès, abies ou sapin…) l

Conifères  résistants à la sécheresse
La gamme est importante et vous reste un grand choix de conifères capables de supporter des petites sécheresses  : ( cryptomeria, mélèze de Chine, sequoia…) Puis les conifères qui résistent à des chaleurs  torrides (pins, thuyas, taxus « if », cèdre,  cupressocyparis « cyprès de Leyland » juniperus « Genévrier » et cyprès de Provence…

Bon à savoir

Le cyprès de Provence (malgré son nom) s’acclimate partout au soleil, mi-ombre ou ombre, il résiste au gel jusqu’à – 20 °C dans les tous types de sol pourvu qu’il soit drainé. Cette règle s’applique pour tous les conifères résistants à la sécheresse. 

 

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