Des tomates aux abris

Pour avoir de belles tomates, il faut du soleil, de la chaleur, de l’eau et une terre riche.  En revanche, elles détestent d’avoir les feuilles mouillées car elles attrapent aussitôt des maladies

Au cœur de l’été, l’orage gronde, trois jours de pluie, les températures nocturnes passent en-dessous de 10°C. C’est la bonne recette pour mettre vos tomates au fumier. Le mildiou attaque, les tiges noircissent, les tomates pourrissent… Des pieds de tomates que  vous aviez bichonnées, taillées, arrosées, engraissées, pulvérisées, soignées aux orties. Seule omission, l’eau sur les feuilles…. La catastrophe ! La bouillie bordelaise va encore bleuir nos jardins sous le sulfate de cuivre. Du cuivre… un peu ça va, beaucoup bonjour les dégâts ! La bouillie bordelaise d’origine  « naturel » empoisonne le sol lorsqu’elle est employée à outrance. Malgré la pluie, vous récolterez  de succulents fruits sains sans sortir l’arsenal des produits… Le secret : mettez un toit ! 

Abriter les tomates
Construisez un abri avec des châssis surélevés ou procurez-vous un toit à tomates prêt à l’emploi. Vous pouvez aussi les abriter sous tunnel en plastique mais à condition de ne pas le fermer complètement. La condensation favorise aussi des maladies cryptogamiques (champignons).A l’abri de la pluie, arrosez avec un tuyau poreux au un goutte à goutte. Ce dernier est moins gaspilleur d’eau car il arrose seulement les pieds. Le premier mois de culture, modérez les arrosages. Trop d’eau asphyxie les racines, De plus vous rendez vos tomates paresseuses qui ne  puisent pas l’eau en profondeur. Une petite soif au départ encourage les racines à  se développer pour aller chercher l’eau et la nourriture.
Pulvérisez du purin d’orties ou de s’en servir pour pailler les pieds. Cette opération a lieu en juin lorsque les orties sont très développées en utilisant une tondeuse pour broyer les tiges.  Riche en fer, l’ortie est remplie d’oligo-éléments, donne une couleur verte foncée au feuillage. Elles sont chargées en éléments minéraux comme la silice et la potasse.  Les tomates cultivées avec des orties broyées aux pieds  sont plus résistantes aux maladies.
Vous pouvez aussi les pailler un fertilisant provenant d’écorces de feuillus défibrés et d’un compost. Le mélange de fibres et du compost finit pas se décomposer pour enrichir le sol en humus. En couvrant la terre sur 5 à 8 cm d’épaisseur, vous empêchez la pousse des herbes indésirables et vous gardez l’humidité au niveau des racines et vous réchauffez le sol. Il faut en moyenne 30 à 50 litres par m². Vous trouverez ce paillage sous le nom de Fibralgo

Taillez les gourmands
Retirez au fur à mesure les gourmands qui poussent le long de la tige principale. N’attendez pas trop longtemps car vous risquez de déchirer les tissus et provoquer des maladies. Si la tige est trop grosse coupez-les avec un sécateur. Gardez une seule tige pour 5 bouquets de fleurs.  Si vous cultivez sous serre, vous augmenterez  le nombre de bouquets.

Bon à savoir 

Les maladies …

Carence en potasse les tomates au moment de la récolte présentent un collet jaune ou vert pâle atteignant parfois le cœur.  Utilisez un engrais «spéciale tomate » riche en potasse.  Apportez des cendres de bois à la plantation.

 

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