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Pour
récolter des tomates saines et sans traitement … il
faut les abriter de la pluie, suivre quelques règles
et être un peu bricoleur.
Souvenez-vous…juillet 2006, un mois caniculaire !
Les tomates étaient magnifiques, une récolte à tout
casser, de quoi remplir congélateurs et conserves.
Et puis les mois se suivent et ne se ressemblent
pas. En août, on ne parle plus de sécheresse mais
d’un temps pourri, Orages, pluies, fraîcheur… voici
les ingrédients pour rendre malade nos chers pieds
de tomates. Patatras, le mildiou s’installe dans le
jardin, les feuilles se tachent, les fruits sont
marqués… en quelques jours l’extraordinaire récolte
est à mettre au compost… Vous allez me dire :
« oui et alors ? ». Il suffisait non pas de
passer à outrance de la bouillie bordelaise sur les
feuilles, ce fongicide à beau être naturel, trop
c’est trop. Que faire ? Tout simplement mettre sous
abris nos pieds de tomates.
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Abriter
les tomates |
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Construisez un abri avec des châssis
que vous surélevez. Vous pouvez
aussi utiliser un tunnel mais à la
seule condition de laisser passer
l’air par-dessous. Trop à
l’étouffée, vos tomates risquent de
contracter des maladies
cryptogamiques (champignons).
L’autre avantage vous n’êtes pas
obligé d’aller cueillir les fruits à
l’intérieur. La récolte se fait de
chaque côté de l’abri. Puisqu’il n’y
pleut pas et c’est le but
rechercher, il faut arroser, mais
pas n’importe comment. Utilisez un
goutte à goutte ou plus simplement
un tuyau poreux, ils ont l’avantage
de donner l’eau - là où il faut –
Surtout ne vous aventurez pas à
mettre le tourniquet au milieu de
vos tomates au grand risque d’amener
le terrible mildiou (souvenez-vous
du mois août 2006 !)
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Donnez des orties |
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Si le purin d’orties vous dérange à cause de
l’odeur, optez pour le paillis d’orties. Il
suffit de broyer des orties avec une
tondeuse et de les mettre en paillis. Riche
en fer, l’ortie est remplie
d’oligo-éléments, elle donne une couleur
verte foncée au feuillage. Possédant de
nombreuses vertus, elles sont chargées en
éléments minéraux comme la silice et la
potasse. Les tomates cultivées avec des
orties broyées aux pieds sont plus
résistantes aux maladies. |
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Taillez les gourmands |
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Retirez au fur à mesure les gourmands qui
poussent le long de la tige principale.
N’attendez pas trop longtemps car vous
risquez de déchirer les tissus et provoquer
des maladies. Si la tige est trop grosse
coupez-les avec un sécateur. Gardez une
seule tige pour 5 bouquets de fleurs. Si
vous cultivez sous serre, vous augmenterez
le nombre de bouquets. |
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Les maladies … |
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Pied noir (didymella).
La base de la tige noircit. Arrachez les pieds
malades
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Cul noir (blossom-end rot).
Les tomates présentent une tache noire à la base. Le
fruit pourrit. Arrosez régulièrement et apportez
des cendres de bois à la plantation.
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Alternariose.
Les feuilles sont maculées des taches noires qui
gagnent les tiges. Cette maladie est favorisée par
de fortes rosées ou un arrosage trop copieux.
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Mildiou.
Les feuilles prennent un aspect huileux, jaunâtres
puis brunissent. Les fruits sont bosselés avec des
taches brunes à partir du pédoncule.
Ce champignon apparaît
par temps humide, après un orage, un arrosage sur
les feuilles, une période pluvieuse. Pulvérisez de
la bouillie bordelaise
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Nématodes
Le pied de tomate reste chétif. Il y a des petits
asticots à l’intérieur des tiges. Pratiquez
de longues rotations de culture. Associez
aux pieds des tomates des plantes antagonistes
(œillets d’Inde, tagètes, soucis…) qui, grâce à leur
odeur, les éloignent les nématodes. A l’automne,
semez dans votre jardin de la moutarde. Le neem a
une action nématicide
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Carence en potasse
les tomates au moment de la récolte présentent un
collet jaune ou vert pâle atteignant parfois le
cœur. Utilisez un engrais
«spéciale tomate » riche en potasse. Apportez des
cendres de bois à la plantation. Au mois de juin
faîtes un paillis d’orties.
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